Citroën GS : essai, fiabilité et conseils d’achat

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Voiture classique Citroën GS bleue stationnée sur un chemin entouré de verdure luxuriante

L’essentiel à retenir :

La Citroën GS a connu une production totale de près de 2,5 millions d’exemplaires entre 1970 et 1986, répartis entre GS et GSA. Son système moteur boxer associé à une suspension hydropneumatique a largement contribué à son confort et sa tenue de route. La GSA a apporté des améliorations ergonomiques importantes, notamment grâce à un hayon et un choix élargi de motorisations.

Peu de voitures compactes des années 70 réussissent à allier technologie innovante et succès commercial durable, mais la Citroën gs défie cette tendance. Son moteur rotatif Comotor, technique rare pour l’époque, illustre un pari audacieux malgré ses faiblesses. La suspension hydropneumatique joue un rôle central dans la qualité de conduite, tandis que les différentes motorisations traduisent une évolution répondant aux exigences variées des conducteurs. Comprendre ces caractéristiques permet d’évaluer la valeur mécanique et historique de ce modèle emblématique.

Contexte et évolutions GS et GSA

La Citroën GS a vu le jour dans un contexte industriel où la marque cherchait à combler un vide dans sa gamme entre les petites 2 CV et les grandes DS. Lancée en 1970, cette compacte a rapidement marqué son territoire grâce à une silhouette aérodynamique soignée et une technologie innovante pour l’époque. La GS s’adressait à une clientèle en quête de confort et de performances, mais aussi sensible à l’image avant-gardiste de Citroën.

Après près d’une décennie de production, la GS a laissé place à la GSA en 1979, une évolution qui introduisait notamment un hayon pratique, renforçant ainsi l’aspect fonctionnel et l’ergonomie du véhicule. Cette dernière a bénéficié d’une mise à jour esthétique et technique importante, avec notamment des versions plus confortables et mieux finies qui répondaient aux attentes croissantes des consommateurs.

La différenciation entre GS et GSA passe aussi par leur offre en termes de motorisations et de finitions, la GSA visant une clientèle plus large grâce à un choix élargi d’équipements.

Citroën gs : moteur, suspension et technique

GS Birotor: moteur Comotor

La GS Birotor représente une tentative ambitieuse de Citroën dans le domaine des moteurs rotatifs. Équipée du moteur Comotor, un double rotor Wankel de 995 cm³ par rotor, soit 1990 cm³ effectifs, cette version affichait une puissance notable de 107 ch DIN. Son architecture transversale et son design mécanique novateur offraient une douceur de fonctionnement remarquable en comparaison aux traditionnels moteurs à pistons.

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Mais cette technologie avancée engendra aussi des limites réelles, notamment une consommation de carburant très élevée avoisinant souvent 15 litres aux 100 km, ainsi qu’une usure accélérée des segments d’étanchéité des rotors. Ces problèmes techniques, couplés au choc pétrolier des années 1970, ont contribué à l’arrêt de la production après seulement 846 exemplaires, dont environ une cinquantaine ont miraculeusement échappé à la destruction, devenant de véritables pièces de collection.

Évolutions moteur: 1015–1299 cm3

La GS classique embarquait initialement un moteur boxer 1015 cm³ refroidi par air, qui souffrait au départ d’une sous-motorisation et d’une usure prématurée des arbres à cames, liée à un traitement de surface insuffisant des cames sur les moteurs produits entre 1970 et 1972. Cette faiblesse mécanique fut corrigée au fil des années par l’introduction progressive de moteurs plus puissants.

Les évolutions se sont traduites par des motorisations 1129 cm³, 1222 cm³ et 1299 cm³, offrant une meilleure souplesse et des performances accrues, tout en conservant la robustesse du boxer Citroën. Chaque moteur disposait d’un arbre à cames en tête dans chaque culasse, entraîné par courroie crantée, un choix technique particulièrement fiable et silencieux pour son époque. Le passage au 1,3 L, notamment sur la GSA, a permis de pallier les critiques liées aux reprises un peu justes des premières versions.

Versions et motorisations GS et GSA

La gamme GS et GSA offrait un large panel de versions adaptées aux besoins variés des conducteurs, allant de la berline classique au break en passant par des versions commerciales. Ce choix s’est accompagné de motorisations allant du 1015 cm³ modeste au plus nerveux 1299 cm³. Sur la GSA, la boîte de vitesses 5 rapports devint une norme appréciée, surtout sur les versions haut de gamme comme la X3, tandis que les versions d’entrée de gamme pouvaient conserver la boîte 4 rapports.

La finition aussi évolua beaucoup, avec des versions Confort, Club, puis des séries limitées comme la GS Basalte, GSA Tuner ou GSA Chic qui offraient un équipement plus complet (enjoliveurs, garnitures spécifiques, etc.) faisant que la GS ne faisait plus seulement office d’alternative économique mais aussi de voiture bien équipée.

  • Berline 4 portes et break chez GS ; 5 portes et break pour GSA.
  • Motorisations boxer de 55,5 à 65 ch DIN selon versions.
  • Boîtes 4 ou 5 rapports manuelles, avec options de boîtes automatiques semi-automatiques (C-matic).
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Mécanique et entretien: fiabilité et réparation

La mécanique des Citroën GS a souvent été caractérisée par une complexité maîtrisée. Le moteur boxer et sa suspension hydropneumatique demandaient un entretien rigoureux, mais pas forcément compliqué pour qui disposait de l’outillage adéquat. Par exemple, certaines opérations comme le remplacement du silent-bloc de boîte requéraient le démontage complet du moteur, rendant cette intervention délicate mais réalisable.

Le réglage périodique du frein à main constituait un point d’entretien particulier : sur la GS, ce réglage est précis et plus technique qu’en GSA, où un système simplifié facilite cette tâche pour l’usager. Pour optimiser la sécurité, ces réglages doivent être vérifiés régulièrement. Le traitement de surface des arbres à cames du moteur 1015 cm³ impacta aussi la fiabilité au lancement, provoquant des pannes moteur récurrentes avant amélioration.

Enfin, la distribution par courroie crantée, innovante à l’époque, procure un fonctionnement silencieux et limite les risques de casse, à condition que la courroie soit remplacée régulièrement.

Châssis et sécurité: hydropneumatique et freinage

La suspension hydropneumatique à correcteur d’assiette, héritée de la DS, est une signature Citroën que la GS perpétue avec succès. L’équilibre entre confort postural et tenue de route est exemplaire, en particulier sur des routes dégradées ou par faible adhérence.

La GS dispose d’un système de freinage moderne pour l’époque avec ses quatre freins à disque assistés à haute pression. Les disques avant sont montés en inboard, c’est-à-dire à proximité de la boîte de vitesses, ce qui réduit la masse non suspendue afin d’améliorer la tenue de route. Ce choix technique sophistiqué contribue à la précision du freinage.

Le train avant est équipé d’un parallélogramme déformable avec la direction à crémaillère et pivot dans l’axe des roues, limitant les efforts latéraux ressentis au volant. L’arrière repose sur une structure rigide avec bras tirés et vérins horizontaux, garantissant une stabilité notable.

Le mot de l’auteur
« La suspension hydropneumatique combinée à un moteur boxer bien entretenu fait de la Citroën GS un modèle remarquable en confort et fiabilité quand on respecte son entretien. »

Citroën gs : production et héritage culturel

La production de la Citroën GS atteint près de 1,9 million d’exemplaires, complétée par plus de 570 000 GSA, pour un total avoisinant les 2,5 millions entre 1970 et 1986. Ces chiffres témoignent du succès commercial conséquent de cette gamme, qui malgré quelques défauts initiaux, sut conquérir le marché européen.

Son design distinctif et ses solutions techniques novatrices ont laissé une empreinte durable dans l’histoire automobile. Aujourd’hui, la GS est surtout appréciée des passionnés et collectionneurs, qui saluent sa technologie avant-gardiste et son comportement routier exceptionnel.

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Dans la culture populaire, la GS apparaît dans plusieurs films et œuvres audiovisuelles françaises, contribuant à forger un mythe autour de cette voiture. Son style original et ses mécaniques spécifiques en font aussi un sujet de passion et d’étude documentaire.

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FAQ — Citroën gs

Quelle est la puissance d'une Citroën GS ?

La puissance d'une Citroën GS varie selon la version, allant de 55,5 ch DIN pour les motorisations les plus modestes jusqu'à 65 ch DIN, avec la version GS Birotor culminant à 107 ch grâce à son moteur double rotor Wankel.

GS ça veut dire quoi ?

GS signifie Grand Surfacé, un nom choisi par Citroën pour souligner l'habitabilité généreuse et le confort de cette compacte lancée en 1970, positionnée entre la 2 CV et la DS.

Quel est le prix d'une voiture GS ?

Le prix d'une Citroën GS neuve variait selon les modèles et les finitions, mais en occasion aujourd’hui, il dépend de l’état, la rareté des versions comme le Birotor influence fortement la valeur, pouvant atteindre des montants élevés chez les collectionneurs.

Quelle est la motorisation de la Citroën GS ?

La motorisation de la Citroën GS comprend des moteurs boxer refroidis par air de 1015 cm³ à 1299 cm³, avec des versions innovantes comme le moteur rotatif Comotor sur la GS Birotor.

Quels sont les principaux avantages de la suspension hydropneumatique sur la Citroën GS ?

Les principaux avantages de la suspension hydropneumatique sur la Citroën GS sont un confort exceptionnel et une tenue de route exemplaire, notamment grâce au correcteur d’assiette qui maintient la voiture stable quelle que soit la charge ou la condition de chaussée.

Comment évoluaient les finitions et équipements entre la GS et la GSA ?

Les finitions et équipements évoluaient avec la GSA offrant plus de versions, un hayon pratique, des motorisations plus puissantes et un choix élargi d’équipements, incluant des finitions comme Confort, Club ou des séries limitées élégantes et bien équipées.

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